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Nice-OM : les notes du match

2 octobre 2017 - 07:13

   

En clôture de la huitième journée de Ligue 1, l'OGC Nice recevait l'Olympique de Marseille à l'Allianz Riviera. Les hommes de Rudi Garcia réalisent une excellente opération en s'imposant (2-4) face à une équipe niçoise décevante.



Les duels entre Balotelli et Rami furent disputésLes duels entre Balotelli et Rami furent disputés©Maxppp

C’est un choc qui clôturait ce soir la huitième journée du championnat de France. L’OGC Nice de Lucien Favre accueillait l’Olympique de Marseille entraîné par Rudi Garcia. Pour cette affiche du dimanche soir, Lucien Favre s’appuyait sur son désormais traditionnel 4-4-2 avec Nampalys Mendy associé à Jean-Michael Seri dans l’entrejeu et Malang Sarr remplaçait Christophe Jallet au poste de latéral gauche. Côté phocéen, Garcia reconduisait le onze victorieux au Vélodrome face au TFC avec le duo Anguissa et Gustavo dans l’entrejeu, le trio Payet-Ocampos-Thauvin était chargé de distiller les offrandes à Clinton Njie. Alors que l’entame marseillaise était intéressante notamment dans l’occupation du terrain, c’est l’OGC Nice qui lançait pourtant les hostilités. Sur un corner très bien tiré par Lees-Melou, Mario Balotelli reprenait victorieusement le cuir de la tête pour l’ouverture du score (1-0, 4e). Sonnés, les joueurs marseillais tentaient de réagir rapidement avec une frappe lointaine de Jordan Amavi qui fuyait le cadre (10e). Le match se disputait sur un excellent rythme et Nice manquait d’inscrire un deuxième but sur une superbe frappe de Jean-Michael Seri détournée en corner par Mandanda (14e).

Quelques secondes plus tard, sur un corner niçois mal renvoyé par la défense marseillaise, Seri tentait à nouveau sa chance. Sa frappe déviée du dos par Rami trompait Mandanda (2-0, 16e). Loin d’être résigné, l’OM se ruait devant les buts gardés par Cardinale. Sur un centre signé Anguissa, Lucas Ocampos profitait d’une déviation pour tromper de près le portier niçois (2-1, 25e). Une réduction du score qui ne faisait pas tergiverser les Aiglons. Sur un centre de Mario Balotelli, Alassane Plea se mettait en position de frappe dans la surface mais sa tentative était bien captée par Mandanda (27e). Le match baissait d’intensité jusqu’à la 37e minute. Trouvé au milieu du terrain, Balotelli jouait en une touche de balle et lançait en profondeur Saint-Maximin qui après une chevauchée fantastique voyait sa frappe s’envoler dans les tribunes de l’Allianz Riviera. Le Gym s’en mordait les doigts. Sur un ballon d’Amavi qui naviguait devant la surface, Malang Sarr glissait, ce qui profitait à Florian Thauvin qui se débarrassait de son adversaire direct côté droit et centrait fort devant le but. Lees-Melou coupait malencontreusement et trompait son propre gardien (2-2, 40e). Galvanisé par son égalisation, l’OM enfonçait le clou avant la pause. Sur un excellent ballon de Payet qui décalait Luiz Gustavo à gauche de la surface, le milieu brésilien tentait sa chance, Cardinale maîtrisait mal le ballon, Ocampos surgissait pour pousser le ballon de la tête au fond des filets (2-3, 44e).

Mandanda infranchissable

Dès le retour des vestiaires, l’OM assommait l’OGC Nice. Sur un ballon de Dante récupéré par Luiz Gustavo, le milieu brésilien pas attaqué décochait une lourde frappe qui trompait Cardinale (2-4, 47e). Quelques secondes plus tard, Gustavo encore lui s’essayait encore à la frappe et obligeait Cardinale à s’employer (48e). L’Olympique de Marseille beaucoup plus serein dominait outrageusement les débats et Clinton Njie obtenait lui aussi une opportunité, mais sa frappe était détournée (52e). Nice réagissait timidement sur un coup-franc tiré par Mario Balotelli, Mandanda repoussait avec brio la frappe de l’ancien milanais (58e). Alors que l’OM se procurait des occasions en contre avec notamment Njie qui butait sur Cardinale (63e), un fait de jeu allait redistribuer les cartes. Pour un tacle un peu trop virulent sur Lees Melou, Luiz Gustavo était expulsé par l’arbitre de la rencontre (66e).

Fort logiquement, le rythme du match baissait d’intensité après cette expulsion jusqu’à la 83e minute. Saint-Maximin se lançait dans un petit numéro dans la surface et était taclé irrégulièrement par Sertic. L’arbitre signifiait le point de penalty. Alassane Plea se chargeait du penalty mais Mandanda repoussait la tentative de l’attaquant niçois (83e). Le portier marseillais repoussait une nouvelle fois le danger devant ses buts sur un ballon détourné (84e). Le festival Mandanda se poursuivait sur une frappe vicieuse de Balotelli bien sortie d’une manchette par le portier olympien (88e). Sur un rush incroyable d’Adil Rami, Valère Germain ratait l’immanquable devant Cardinale (89e). Grâce à ce succès probant, l’OM s’invite sur le podium de Ligue 1 avec 16 points au compteur.

Retrouvez le film de la rencontre sur notre live.

L’homme du match : Mandanda (8) : le portier marseillais a vécu une entame cauchemardesque. Il ne peut rien sur le premier but niçois inscrit par Balotelli (1-0, 4e). Le gardien des Bleus s’employait avec brio en détournant une frappe de Seri (14e) avant de s’incliner face à ce même Seri sur une frappe déviée par Rami (2-0, 16e). Très rassurant sur son intervention consécutive à une frappe de Plea (27e). Il est clairement monté en puissance dans le second acte en repoussant le penalty de Plea avec brio (83e). L’international français se détendait de tout son long quelques secondes plus tard et évitait ainsi à son équipe une fin de match compliquée (84e). Repousse une lourde frappe de Balotelli d’une belle manchette (88e). Une prestation XXL ce soir.

Nice :

- Cardinale (3) : s’il n’y peut rien sur les deux premiers buts marseillais (25e et 40e), il a fini par craquer sur une frappe de Gustavo qu’il n’a pu que minablement dévier pour le grand bonheur d’Ocampos (45e). Une bourde qui a tué son équipe juste avant la pause. Au retour des vestiaires, Gustavo l’a cette fois-ci battu par une frappe sèche (48e). Quatre buts encaissés, dont un où il est coupable, ça fait mal malgré quelques arrêts en fin de match.

- Souquet (5) : un début de match très offensif, il s’est aventuré souvent en attaque. Il a joué avec un très bon tempo, trouvant facilement et rapidement ses partenaires. Rarement débordé en défense aussi dans une première période maîtrisée. Il semble avoir rendu les armes en seconde période, courant moins vite et parfois désintéressé par le ballon.

- Dante (4) : très autoritaire au début du match avec plusieurs interventions importantes (2e, 6e), il s’est néanmoins montré brouillon sur la réduction du score marseillaise (25e) même si l’OM a eu un peu de chance sur cette action. De plus en plus fébrile au fil du match, il a semble-t-il sous-estimé les capacités des attaquants marseillais. Sur le quatrième but encaissé par son équipe, il a vu la frappe de Gustavo passer entre ses jambes. Match finalement raté, même s’il s’est quelque peu rattrapé vers la fin.

- Le Marchand (4) : comme Dante, il s’est montré très solide au début du match. Du travail défensif intelligent (comme à la 15e minute juste avant le deuxième but niçois). On peut difficilement le rendre coupable sur les quatre buts marseillais, mais il n’a rien fait non plus pour empêcher le bateau de couler...

- Sarr (2) : en difficulté face à Thauvin qui a fini par le déborder trop facilement sur l’égalisation marseillaise (38e). Le maillon faible de son équipe en première période. Inexistant offensivement, un match à vite oublier pour lui. Remplacé par Marlon (75e)qui n’a pas trop vu le ballon.

- Mendy (4,5) : sa roulette sur un milieu marseillais (8e) symbolise un début de match très décontracté. Il a déroulé son football avec beaucoup de sérénité, formant avec Seri un duo de haut standing au cœur du terrain. Mais au fil du match, les milieux marseillais ont pris le dessus et le navire niçois s’est effondré... Remplacé par Koziello (89e) en fin de match.

- Seri (5,5) : un vrai crack... jusqu’au retour incroyable de l’OM. L’Ivoirien a fait parler son talent au début du match, dévorant les milieux de terrain marseillais et s’aventurant aisément en attaque. Il a d’ailleurs marqué le but du 2-0 (16e), d’une frappe lointaine sèche. Mais c’était sans compter sur l’orgueil et la réaction du club phocéen, surtout des milieux comme Gustavo qui ont fini par prendre le dessus sur lui et Mendy...

- Saint-Maximin (5,5) : il a beaucoup insisté au début du match, faisant peur aux défenseurs marseillais sans pour autant trouver la faille. Ses accélérations ont perturbé le bloc de l’OM, il a gagné de précieux mètres sur le terrain. En revanche, il avait la balle du 3-1 (38e) mais a complètement raté sa frappe. Toujours aussi disponible au retour des vestiaires, il a obtenu un penalty en fin de match. Tout ça pour rien.

- Lees Melou (5) : c’est lui qui a exécuté le corner amenant le but de Balotelli (4e). En revanche, il a de plus en plus disparu et regrettera d’avoir marqué un but contre son camp pour l’égalisation marseillaise (40e). Une seconde période intéressante, il a tenté de mener la révolte niçoise avec des passes longues dangereuses, une frappe non cadrée (58e) et en provoquant le carton rouge de Gustavo (66e)... tout ça en vain. Averti en première période (31e). Remplacé par Ganago (77e) qui n’a pas pesé bien lourd malgré une incursion dans la surface marseillaise (79e) dès son entrée en jeu.

- Pléa (4) : il a apporté le danger en attaque, alternant le jeu individuel et collectif. Il s’est amusé de la défense marseillaise à deux reprises (28e, 50e), mais a vendangé dans les zones de vérité. A l’image du jeu niçois ce soir, il a confondu vitesse et précipitation. Il avait l’occasion de réduire l’écart sur une tête en fin de match (80e), et surtout avec ce penalty magnifiquement sauvé par Mandanda (83e). Averti pour simulation (50e).

- Balotelli (6) : un début de match idéal pour l’Italien qui a ouvert le score d’une tête autoritaire (4e) après un corner de Lees Melou. On pense ensuite qu’il a disparu du terrain, avant de revenir pour délivrer une passe assassine pour Saint-Maximim qui aurait dû marquer (37e). Il a fini par disparaître du match pour de bon après la pause, sauf pour tirer les coups-francs (58e, 68e) et tester Mandanda en fin de match (88e). Si seulement il pouvait faire plus d’efforts...

OM :

- Mandanda () : voir ci-dessus

- Amavi (5,5) : l’ancien niçois a soufflé le chaud et le froid ce soir. Il a connu de grosses difficultés dans son couloir face à Saint-Maximin. A essayé d’apporter offensivement avec une frappe non cadrée (10e). Sa chevauchée fantastique est à l’origine de l’égalisation marseillaise (2-2, 40e). Auteur d’un vilain geste sur Souquet qui lui a valu un carton jaune (60e).

- Rolando (6) : l’ancien défenseur du FC Porto est clairement coupable sur le but de la tête de Mario Balotelli (1-0, 4e) où il apprécie très mal la trajectoire du ballon sur le corner de Lees-Melou. Il s’est très bien repris après cette erreur, en compensant par sa science du placement et sa lecture du jeu.

- Rami (6) : l’international français reste toujours aussi précieux par sa sérénité et son expérience. Toujours bien placé il a souvent sauvé des situations chaudes devant le but de Mandanda. Il dévie malencontreusement la frappe de Seri sur le deuxième but niçois (2-0, 16e). Par la suite, le défenseur central tricolore a maîtrisé les débats avec son charisme habituel et a fait régner l’ordre dans sa défense. Sa chevauché fantastique aurait pu permettre à Germain de marquer en fin de match.

- Sakai (5,5) : on n’a pas beaucoup vu le latéral droit japonais dans le premier acte. Gêné notamment par l’activité défensive de Lees-Melou qui a bien travaillé dans son couloir. Moins rayonnant qu’à l’accoutumée dans son couloir, il s’est évertué à bien défendre et a rarement été pris en défaut dans les duels.

- Anguissa (6,5) : le milieu camerounais apporte toute sa puissance dans l’entrejeu marseillais. Sa complémentarité avec Luiz Gustavo reste un point fort de l’équipe phocéenne. Sa volonté de toujours se projeter vers l’avant est intéressante. Très peu de déchets dans son jeu. Une prestation intéressante pour un joueur qui s’installe petit à petit dans le onze marseillais.

- Luiz Gustavo (7) : l’ancien joueur de Wolfsbourg s’est distingué par sa faculté à récupérer un nombre incalculable de ballons au milieu du terrain. Même si il a connu quelques déchets dans ses transmissions, il est à l’origine du troisième but phocéen avec sa frappe mal maîtrisée par Cardinale (2-3, 44e). Véritable métronome, son travail de récupération lui a permis de marquer le quatrième but phocéen sur une frappe imparable (2-4, 47e). Il gâche sa prestation par une vilaine faute sur Lees-Melou qui lui vaut une expulsion (66e).

- Ocampos (6,5) : l’ancien monégasque se distingue par son style si caractéristique reposant sur la combativité et l’intensité dans les duels. Sa générosité a été récompensée par un doublé (25e, 44e) où son opportunisme fut précieux pour son équipe. Toujours disponible pour le porteur du ballon, il ne s’économise jamais et ne rechigne jamais aux efforts défensifs.

- Payet (7) : le capitaine marseillais a connu une entame poussive à l’instar de toute l’équipe marseillaise. Mais il n’a pas hésité à reculer pour toucher plus de ballons et orienter le jeu quand le besoin s’en faisait ressentir. Son décalage pour Gustavo amène le troisième but marseillais (2-3, 44e). Très précieux dans le jeu par sa technique et sa précision dans les transmissions, l’international français a réalisé une prestation solide. Remplacé par Bouna Sarr (83e).

- Thauvin (6) : l’ailier droit de l’OM s’est montré très entreprenant ce soir. Pas toujours heureux dans ses prises d’initiatives, l’ancien bastiais n’a jamais baissé la tête. C’est lui qui par sa faculté à provoquer et à déborder pousse Lees-Melou à la faute sur l’égalisation marseillaise (2-2, 40e). Malheureusement pour lui, son match sera écourté suite à l’expulsion de Luiz Gustavo (66e). Rudi Garcia décide de le remplacer par Sertic(71e) qui commet la faute sur Saint-Maximin qui amène le penalty (83e).

- Njie (5,5) : l’attaquant camerounais a été extrêmement discret ce soir. Positionné dans l’axe, il a bien été muselé par la paire Dante-Le Marchand. Beaucoup plus en vue dans le second acte où il s’est procuré quelques opportunités comme à la 52e et surtout à la 63e où il oblige Cardinale à s’employer. Remplacé par Valère Germain (78e)

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